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Les taches de rousseur, marques des sorciers :
Durant la longue période de l’Inquisition, qui voit son apogée au XVIIème siècle, les roux étaient suspectés d’entretenir commerce avec le diable. On en donnait pour preuve que leurs cheveux avaient pris la couleur des flammes de l’Enfer, dont ils s’étaient trop approchés. En 1611, Jacques Fontaine, conseiller et médecin du Roi, publie un ouvrage traitant Des marques des sorciers et de la réelle possession que le diable prend sur le corps des hommes. Éphélides et grains de beautés figurent parmi les signes incontestables de Satan : les femmes qui en portaient avaient eu des relations sexuelles avec le diable. Leur ponctuation épidermique les désignait comme sorcières. On estime qu’à la suite de l’Inquisition ces marques conduisirent près de 20 000 femmes au bûcher, sur une période d’un siècle et demi.
Au début de notre siècle, le psychanalyse Georg Groddeck, évoquant l’inquiétante étrangeté de la rousseur pour le reste de la gent féminine, parlera de cette « croyance aux jeunes et belles sorcières, ces êtres sans foi ni loi, à la rousse chevelure, qui naissent de la haine des mères vieillissantes pour ces filles ardentes, passionnées, tout récemment réglées, c'est-à-dire aux cheveux rouges
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L'origine des cheveux roux fut seulement révélée en 1997. Elle est liée au gène MC1R (melanocortin-1 receptor) qui se trouve sur le chromosome 16. Ce gène qui donne ces cheveux flamboyants, la peau pâle et les tâches de rousseur, est certainement vieux de 50 000 à 100 000 ans.


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